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1979 - 1981 : la prise de conscience

jeudi 17 mai 2007, par LM

En 1979, le post-sevrage de Jean-Marie Gibelin, naisseur-engraisseur depuis 2 années sur un élevage de 100 truies élevées en bâtiment (maternité et post-sevrage) est contaminé par un colibacille qui entraîne des pertes en porcelets de l’ordre de 15 %.
Jean-Marie Gibelin fait alors appel aux techniciens et vétérinaires pour trouver une solution.


Pour résoudre son problème de contamination, Jean-Marie Gibelin applique dans un premier temps les conseils apportés par le technicien qui le suit.

Première piste : les antibiotiques

À chaque nouvel antibiotique, le premier lot est préservé, mais le bacille mute et devient résistant, les pertes augmentent lot après lot pour atteindre à nouveau 15 % vers le 4ème lot. Pour certains lots, les pertes atteignent même 50 % ! Ces pertes interviennent toujours 10 à 12 jours après le sevrage.

Deuxième piste : l’autovaccin

Les premiers résultats sont bons, mais le germe mute et rapidement les animaux ne sont plus préservés.

En 1981, après 3 ans de galère, Jean-Marie Gibelin tente une solution radicale : il casse l’intérieur du bâtiment de post-sevrage et le réaménage à neuf.
Les résultats des premiers lots sont bons, mais dès le 3ème lot, les pertes réapparaissaient : finalement la rénovation a créé une rupture, mais n’a pas supprimé les causes du problème, pas plus que les antibiotiques ou les vaccins.

Pour avancer, Jean-Marie Gibelin fait appel au Docteur Renaud, spécialiste de la colibacillose, qui lui explique que les maladies et notamment la colibacillose ne sont pas des problèmes de germes, mais de milieux en lui précisant que les colibacilles remontent souvent les clapets d’abreuvoirs.

Or les abreuvoirs avaient été modifiés lors de la rénovation.

Parallèlement, Jean-Marie Gibelin observe que plus le vide sanitaire entre 2 lots est long, plus les pertes sont importantes au lot suivant.
Il fait donc l’hypothèse que les colibacilles se développent dans les canalisations et ce d’autant plus que la période de repos est importante.

Jean-Marie Gibelin décide donc de désinfecter les canalisations d’eau et arrive ainsi à supprimer les problèmes de colibacillose de son post-sevrage.

Après 3 ans de tâtonnements, il s’avère qu’aucun technicien n’avait correctement analysé la situation et posé un diagnostique correct : le problème sanitaire (colibacillose) était dû à une surdensité d’animaux.

Quelle attitude adopter face à la sur-concentration des animaux d’élevage ?

Face à ce constat, 2 possibilités s’offrent à Jean-Marie Gibelin :

- considérer que la sur-concentration est inévitable et palier ses conséquences par des désinfections régulières des installations pour tenter d’éviter les problèmes sanitaires.
- estimer que la sur-concentration doit être évitée pour ne pas générer ces problèmes d’hygiène en modifiant l’approche de l’élevage.

Jean-Marie Gibelin décide d’opter pour la seconde solution.

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