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1982 : la remise en question de l’approche productiviste de l’élevage

samedi 19 mai 2007, par LM

Grâce à une observation approfondie de ses animaux Jean-Marie Gibelin comprend qu’un être vivant fonctionne comme un tout et que l’on ne peut donc pas dissocier ses problèmes physiologiques des problèmes psychologiques.


De la santé physiologique à la santé psychologique des animaux

Pourtant, même soignées par homéopathie, les truies de l’élevage et plus encore les porcs à l’engraissement restent victimes de problèmes de santé récurrents.

Or, les médecins le savent bien, beaucoup de dysfonctionnements physiologiques sont la conséquence de problèmes psychologiques ou comportementaux. La contrainte, la peur, l’amour… entraînent des sécrétions hormonales qui provoquent des modifications physiologiques.

Sans faire d’anthropomorphisme, les animaux sont des êtres vivants et les animaux d’élevage (porcs, volailles, bovins ; ovins…) sont des espèces qui entretiennent des relations sociales, expriment des sentiments (plaisir, satisfaction, peur…) et réagissent positivement ou négativement selon les situations (calme, agressivité…).

Sans chercher très loin, une truie qui voit ses petits secrète plus de lait qu’une truie qui ne les voit pas…

Or pour Jean-Marie Gibelin les bâtiments d’élevage intensif ne tiennent pas compte du comportement animal, d’où les nombreux problèmes rencontrés et le besoin de soins récurrents à grand renfort de médicaments, compléments alimentaires…

L’importance du milieu sur la santé des animaux

À partir des premières expérimentations et observations menées sur son élevage, Jean-Marie Gibelin émet aussi l’hypothèse que le changement de milieu influe sur l’état d’un individu. En effet, lorsque ses porcelets mouraient de colibacillose, il s’était rendu compte que lorsqu’il sortait un porcelet en train de succomber pour l’éloigner de ses congénères, un sur deux se relevait et s’en sortait sans aucune autre intervention ! Il effectue d’ailleurs le même constat, avec une fréquence inférieure, pour ses truies qu’elles soient en bâtiment ou plus tard en plein air.

En en parlant autour de lui, Jean-Marie Gibelin comprend qu’au mieux ses hypothèses font sourire, au pire lui attire les foudres de certains acteurs de l’élevage qui n’ont aucun intérêt à voir évoluer un système dont ils tirent profit.

Les problèmes rencontrés et les tâtonnements vécus pour les résoudre amènent Jean-Marie Gibelin à remettre en question ses pratiques, c’est-à-dire celles d’un élevage intensif et productiviste dont il entrevoit petit à petits les limites.

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