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L’élevage bio et la commercialisation par circuits courts

Les produits bio ont le vent en poupe. Pour preuve, ils intéressent les industriels de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la distribution.

Mais produire bio n’est pas si simple, même si à force de lobying au niveau européen, ces même industriels sont arrivés à faire adopter un cahier des charges européen de l’agriculture biologique moins contraignant que ne l’est le cahier des charges de l’agriculture biologique française (à titre d’exemple, il est maintenant autorisé d’avoir recours aux antibiotiques en élevage biologique…).

Ainsi, certains qui ont des difficultés à participer à cet essor et qui parfois se débattent dans des situations de crise sans fin, donnent de la voix. D’où un discours dont rend compte la presse au travers d’articles tels que ceux que cite Jean-Marie GIBELIN dans son éditorial de la semaine 50/2009.

Évidemment, ceux qui dénigrent l’agriculture bio après l’avoir considérée avec dédain, profitent du peu de connaissance de la majorité de la population dans le domaine agricole, pour avancer des critiques et des arguments qui ne tiennent pas.

C’est pour cela que travailler avec l’Élevage Respectueux a du sens. Travailler avec l’Élevage Respectueux est un engagement à respecter le consommateur. Ce respect passe non seulement par une production et une transformation de qualité, mais aussi par une commercialisation la plus directe possible. Pourquoi ?

- D’abord parce que la qualité des produits de l’agriculture dépend beaucoup de leur fraîcheur favorisée par des circuits de distribution courts.
Si certains mettent en avant des problèmes de conservation rencontrés parfois avec des produits bio (qui ne contiennent pas de conservateur), sans émettre le moindre doute sur la nocivité des conservateurs ou des produits manipulés pour mieux se conserver comme les graisses hydrogénées (acides gras trans), c’est que le respect de la santé des consommateurs est moins important que leur chiffre d’affaire.

- Ensuite, acheter au producteur est un argument fort en terme de traçabilité et de confiance. Pas besoin de "numéro vert" ou de "code confiance" : difficile — s’il y a un problème — de renvoyer la balle vers autrui quand on vend directement ce que l’on a produit.

- La vente directe, réduit les intermédiaires, donc les coûts de distribution, donc les prix de vente aux consommateurs. La qualité redevient abordable.
Si l’étude menée par le magazine Linéaires montre qu’en moyenne, les grandes surfaces vendent les produits bio 72% plus cher, c’est que un ou plusieurs maillons de la chaîne de distribution ne respectent ni les producteurs bio, ni les consommateurs.

- Circuit courts est aussi synonyme de transport court : c’est autant de consommation d’énergie, de pollution et de trafic sur les routes en moins.
Ceux qui commercialisent sans souci des produits bio après leur avoir fait parcourir des milliers de kilomètres plutôt que de s’approvisionner localement (quand cela est possible évidemment), c’est que le respect de la planète est moins important pour eux que les profits qu’ils réalisent en travaillant ainsi.

- Enfin, lorsque vous vendez en direct, vous rencontrez les consommateurs, vous entendez leurs remarques, vous pouvez répondre à leurs questions. Nul besoin de se fendre de communiqués de presse. Les yeux dans les yeux, produits à l’appui, vous pouvez expliquer votre travail, défendre la qualité que vous recherchez et lutter contre la désinformation.
Si certains dénigrent un mode de production sans produit chimique (engrais, pesticides, antibiotiques…) en insinuant qu’il n’est pas meilleur voir pire pour la santé de notre planète et des consommateurs qu’une production intensive, c’est probablement que l’abandon des produits chimiques leur pose problème.
À vous, producteurs, de démontrer le contraire. Si vous êtes éleveur, que vous travaillez avec l’Élevage Respectueux, vous pouvez même inviter les consommateurs à visiter votre élevage pour qu’ils constatent de visu les conséquences bénéfiques du respect dans l’élevage, notamment sur l’état sanitaire sans traitement chimique ni désinfection régulière.

C’est pourquoi, bio ou pas, Plein Air Concept milite activement pour que les producteurs respectueux prennent en main la commercialisation de leur production. Qu’ils le fassent notamment en commercialisant en direct, par circuits courts :

- des produits réellement frais et sains,
- des produits dont le producteur se porte garant,
- des produits de qualité au plus juste prix,
- des produits vendus sans trajet long et polluant.

le tout dans le cadre d’un échange avec les consommateurs (convivialité, possibilité d’expliquer son travail, traçabilité évidente, retour positif ou négatif très facile).

Et surtout ne pas courir après les GMS, qui ne savent vendre que du prix avec les méthodes respectueuses que l’on sait !



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