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Éditorial Semaine 02/2010 : Bonne année à tout ceux qui travaillent dans le sens du respect !

jeudi 11 mars 2010, par LM


Elevage Respectueux 2010

Bonjour et bienvenue,

Pour commencer, je présente à tous mes meilleurs vœux de santé et de prospérité pour 2010.

Les difficultés de l’agriculture industrielle
Ces vœux ne doivent toutefois pas nous faire oublier que si 2009 est maintenant derrière nous, les difficultés que rencontre l’agriculture industrielle ne sont pas pour autant résolues.

Le phénomène s’accentue même, au point que de plus en plus de média se font l’écho de la désespérance grandissante de nombreux agriculteurs.
A titre d’exemple, vous pouvez écouter un reportage et une émission diffusés sur France Inter en ce début d’année 2010.

Dans l’émission consacrée à un couple d’éleveurs laitiers, il est expliqué que :

- La baisse régulière des prix du lait,
- La baisse des subventions,
- La fin du système de fixation des prix,
- La libéralisation des quotas laitiers,
- La concurrence des produits étrangers,
- L’augmentation des charges (aliments, carburants, engrais…),

font que la vente du lait ne couvre plus les frais de production et que beaucoup de producteurs laitiers ne se versent plus de salaire. Aujourd’hui ce sont les coopératives, les transformateurs, les industriels et les revendeurs qui imposent leurs tarifs en fonction des fluctuations du marché mondial.
Fluctuations que les producteurs de lait subissent donc de plein fouet, sans autre moyen de réagir que de déverser du lait devant les préfectures…

Les espoirs de l’agriculture biologique
Parallèlement, l’agriculture biologique est appelée à se développer avec des objectifs européens de 20% de la surface agricole en bio en 2020 par obligation environnementale (et non économique).
Il n’y a pas de doute, un nouveau marché se crée et il est porteur comme le disent les investisseurs ! Mais porteur pour qui ? Pour l’instant les agriculteurs bio s’y retrouvent, mais pour combien de temps ?

S’ils n’abandonnent pas leur philosophie d’origine, les agriculteurs bio ont les moyens intellectuels d’éviter une duplication de l’approche industrielle à leur activité. Selon moi, ils partent avec deux atouts importants :

Travailler avec et pour le vivant
Tout d’abord, l’agriculture biologique s’appuie sur une philosophie de la production, une philosophie de la vie même qui devrait les empêcher d’adopter une approche qui depuis plus d’un demi-siècle a contribué à faire oublier que l’agriculture travaille avec le vivant pour ne voir que :
- des marchandises dans les produits agricoles (même les animaux ou les plantes),
- des machines à produire dans les producteurs,
- un moyen de production dans le sol,
- des débouchés pour la pétrochimie dans les exploitations,
- des porte-monnaie dans les consommateurs.

Travailler avec et pour la diversité
Ensuite, l’activité des agriculteurs bio est par essence diversifiée et s’ils conservent cette diversité dans leurs exploitations, ils pourront éviter le danger du fonctionnement en filière qui entraîne à l’inverse une spécialisation à outrance. C’est en se laissant enfermer dans le rôle de producteur, et bien souvent de producteur hyper spécialisé, que les agriculteurs devenus industriels ont perdu tout contrôle. Même si leur métier est très prenant, les agriculteurs bio ne doivent donc pas laisser à d’autres le soin d’organiser la logistique, la transformation et la commercialisation de leur production, car ce sont à ces niveaux que les décisions se prennent.

Mais attention, car nombreux sont les signaux qui montrent que "l’esprit filière" gagne du terrain en agriculture biologique.

Respecter pour être respecté
Je défends l’idée que si les agriculteurs (les bio comme ceux qui aspirent à une agriculture qualitative et durable) veulent cultiver la planète au lieu de l’exploiter, ils doivent rester au plus prêt :
- de la terre en respectant son équilibre,
- des plantes et des animaux en respectant leur besoins,
- de la société et en particulier des consommateurs en respectant la qualité.

Respect qui est au cœur de l’Élevage Respectueux, le système d’élevage proposé par Plein Air Concept, car il impose de porter attention à ce que l’on fait et de porter attention aux autres. En respectant, on crée du lien et au final du respect et de la reconnaissance. Cette reconnaissance que les agriculteurs industriels ont bien souvent perdue. Comme le dit l’éleveuse dans l’émission citées plus haut : "ils ont écouté les banques, mais pas nous. C’est que l’on doit être moins importants".

Créer du lien avec la société
Les éleveurs qui travaillent avec les techniques et les équipements de l’Élevage Respectueux ont compris qu’une agriculture bio ou durable ne peut être restreinte à des produits respectant un cahier des charges, mais qu’elle doit s’ouvrir, créer du lien et en particulier avec les consommateurs.

Ce sera l’objectif de Plein Air Concept pour 2010 : contribuer à ce que producteurs et consommateurs œuvrent ensemble pour une agriculture et une consommation respectueuses et responsables. Cela passe en particulier par le développement de toute les formes de circuits courts (vente en direct sur l’exploitation, sur les marchés, sur l’Internet, dans les commerces de proximité, les AMAP…). Toute l’équipe de Plein Air Concept travaille à un nouveau service en ce sens que je vous présenterai d’ici quelques semaines.

En attendant, Bonne Année 2010 à tout ceux qui travaillent dans le sens du respect.

Respectueusement,

Jean-Marie GIBELIN
Fondateur et gérant de Plein Air Concept


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