nuage nuage

Recherche dans le site

Accueil > Accueil > Les éditoriaux de Jean-Marie > Archives 2009 > Éditorial Semaine 45/2009 : Retour sur la soirée-débat autour du film "Nos (...)

Éditorial Semaine 45/2009 : Retour sur la soirée-débat autour du film "Nos enfants nous accuseront".

samedi 12 décembre 2009, par LM


Bonjour et bienvenue à tous,

Dans le cadre de la sensibilisation aux problèmes environnementaux posés par nos comportements de producteurs comme de consommateurs, Plein Air Concept organisait le vendredi 30 octobre dernier à Sainte-Florine en Haute-Loire (43) , une projection publique du film Nos enfants nous accuseront suivie d’un débat avec la population et des élus locaux sur les initiatives que nous pourrions prendre pour changer nos comportements.

La cinquantaine de personnes présente a donc dans un premier temps visionné le film qui présente l’initiative de la municipalité de Barjac, petit village du Gard, de préparer des repas bio à la cuisine municipale qui fournit la cantine scolaire, la maison de personnes âgées et le service de distribution de repas à domicile.

Après le film et en introduction au débat, j’ai présenté la philosophie de l’agriculture biologique résumée par la formule « nourrir le sol plutôt que nourrir la plante ».

Il est ensuite directement abordé la question du bio dans les cantines, qui constitue le fil conducteur du film. Une première expérience a eu lieu au collège de Sainte-Florine où un repas bio a été servi grâce au travail des cuisiniers du collège à partir de produits fournis par les producteurs qui animent le marché bio de la ville. Cette expérience a mis en évidence l’importance de l’information et de la sensibilisation en amont de toute action. Car, si un travail d’information avait été effectué avant la distribution du repas, la sensibilisation était manifestement encore insuffisante, puisque beaucoup de plateaux étaient revenus non consommés, tout en ayant été rendus impropres à toute récupération (pots de yaourts éventrés par exemple), quelques meneurs ayant décrété que « le bio, c’est dégueulasse ! ».

Des personnes présentes évoquent cette opposition au bio, perçu parfois comme une « religion » avec les réactions d’opposition qui vont avec, côté consommateurs comme côté agriculteurs.
C’est pourquoi il est primordial de développer la relation producteur-consommateur : Le producteur a besoin de connaître ses clients et leurs attentes, le consommateur a besoin de savoir où et comment est produit ce qu’il mange.
Par ailleurs, l’agriculture bio par sa remise en cause des pratiques de l’agriculture conventionnelle est souvent source d’incompréhension, voire de réactions violentes de la part de certains agriculteurs. Le film illustre cet aspect des choses en présentant une réunion organisée par le maire de Barjac, où agriculteurs bio et conventionnels sont amenés à discuter autour d’une table et où l’on voit qu’en discutant, l’incompréhension du départ fait petit à petit place au dialogue constructif.

Le prix, mais aussi le goût et la qualité des produits sont des thèmes abordés lors de la discussion. Si l’on opte pour la commercialisation par circuits courts, les prix peuvent rester très raisonnables et permettre à un grand nombre de consommateurs d’accéder à des produits sains et de qualité. En revanche, acheter du bio amène à changer certaines habitudes de consommation en découvrant des produits (légumes, fruits ou morceaux de viande) pas ou mal connus de beaucoup de consommateurs.

Une participante relève que dans le film, la dégustation de produits bio est souvent associée à la fête (fête des écoles, fête du village, 14 juillet…). « Cela sort la nourriture bio de son image bobo ». C’est avec cette approche festive et conviviale que les personnes présentes terminent de discuter autour de canapés et de vin bio.

J’espère que ces premiers échanges auxquels participaient plusieurs élus, dont le maire de Sainte-Florine, permettront de développer la consommation de produits bio, notamment au travers du marché hebdomadaire et des cantines.

Jean-Marie Gibelin
Fondateur et gérant de Plein Air Concept


Comment l’homme empoisonne son environnement

Beaucoup d’entre-vous ont entendu parlé du film de Jean-Paul Jaud, Nos enfants nous accuseront. Certains font partie des 300 000 spectateurs qui l’ont vu au cinéma et découvert comment l’homme empoisonne son environnement par l’utilisation de produits toxiques en agriculture conventionnelle, mais aussi pour l’entretien de nos villes, espaces verts, jardins, maisons. Chaque jour, nous répandons ainsi quantité de produits toxiques dans notre environnement :

- sur les plantes (pesticides),
- dans le sol (engrais, désherbants),
- dans l’eau (engrais, désherbants, produits d’entretien)
- chez les animaux d’élevage (aliments médicamenteux, vaccins, antibiotiques).

Autant de poisons qui diffusent et se retrouvent :

- dans l’air que nous respirons,
- l’eau que nous buvons,
- les aliments que nous ingérons…

À l’image de ce qui a été possible à Bargeac, des actions locales et concrètes existent pour lutter efficacement contre cet empoisonnement progressif de notre environnement :

- introduction d’aliments issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires comme à Pamiers dans l’Ariège où toutes les cantines fonctionnent en bio (la plupart de nos villes et villages possède une école primaire, une crêche, un lycée…),
- développement de ventes directes entre producteurs bio et consommateurs (marchés bio, Amap…),
- abandon des produits toxiques par les services municipaux dans l’entretien des espaces publics de la ville comme au Parc de la Tête d’Or à Lyon (69),
- abandon des produits toxiques par les particuliers pour l’entretien des jardins et potagers,
- abandon des produits ménagers les plus polluants (détergents, désinfectants et autres "fait briller en un clin d’œil") pour une utilisation rationnelle donc aussi limitée que possible de produits plus respectueux de l’environnement,
- mise en place de pédibus pour le ramassage scolaire…

C’est tout d’abord un problème de sensibilisation (d’où le film), puis de volonté d’agir par des changements de comportements individuels et collectifs (d’où le débat).


Nous contacter



Suivre la vie du site RSS 2.0 Plan du site Espace privé Mentions légales Crédits SPIP