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L’éditorial de Jean-Marie Gibelin : Sommes-nous prêts pour développer un élevage de porcs durable en Bretagne ?

mercredi 27 novembre 2013, par LM


Bonjour et bienvenue !

Ca y est, la fièvre médiatique semble retombée ! Mais il y a encore deux semaines la colère bretonne faisait la une des journaux et, entre autres raisons de cette colère, on retrouvait la situation du secteur agroalimentaire. Et bien entendu, la filière porcine était aux premières loges !

D’où ma question : Sommes-nous prêts pour développer un élevage de porcs durable en Bretagne ? Et quand j’écris NOUS, j’interpelle les ÉLEVEURS bien évidemment, mais aussi et surtout les CONSOMMATEURS !

Nombreux sont en effet les médias qui ont expliqué que la filière porcine bretonne et son modèle d’élevage intensif producteur de porcs de qualité moyenne était dans l’impasse : Le Monde, Le Point, Médiapart

Il est vrai qu’à l’heure où à la suite des AOC, AOP et labels de qualité de toutes sortes émergent un peu partout en Europe les IGP, l’appellation Porc en Bretagne n’est malheureusement pas très vendeuse, et ce malgré les campagnes de promotion et de communication.


Campagne 2011 du CRP

Pourtant, en Bretagne comme ailleurs en France, Italie, Belgique, il existe des ÉLEVEURS qui se sont depuis des années engagés sur la voie de la qualité.
Citons tout d’abord La Ferme du Pressoir de la famille Piel à Saint-Pern en Ille-et-Vilaine. Cette exploitation de 50 truies fait travailler ET vivre 8 personnes et un mi-temps [1]. Plein Air Concept a beaucoup travaillé avec Michel Piel quand nous avons lancé le Technigîte Maternité.

Mais aussi plusieurs exploitations du Finistère comme :
- La Ferme de Keriguy dirigée par André Le Moigne à Daoulas,
- L’Earl Daniel Lebihan à Plouénan dans le Finistère également,
- La ferme de Véronique Bleuzen à Scaer,
- L’élevage d’Éric Roussel Tréméoc.

Dans tous ces élevages, les porcs sont élevés sur litière paillée, souvent en plein air (ou semi-plein air), parfois en bio, en tout cas en essayant de respecter leurs besoins.
Parce que leur production est limitée, ils en vendent une grande partie par circuits courts (à la ferme, sur les marchés, en Amap ou sur Internet). La transformation est assurée à la ferme ou par un partenaire local.

Vous l’aurez compris, il s’agit d’une toute autre approche que celle dont parlent les médias nationaux à propos de l’élevage intensif.

Derrière, il y a l’initiative d’ÉLEVEURS qui font passer la qualité avant la quantité. Il y a aussi et surtout des CONSOMMATEURS qui leur assurent des débouchés en acceptant de payer un peu plus cher pour des produits de qualité, un environnement protégé, des animaux élevés convenablement, quitte à moins consommer.

Il est en effet confortable d’asseoir les ÉLEVEURS sur la sellette, mais au bout du compte, ces ÉLEVEURS produisent la viande que NOUS achetons et NOUS consommons. La situation ne changera réellement que lorsqu’une majorité de CONSOMMATEURS aura changé son mode de consommation de la viande.

CHICHE !

Merci de votre visite sur notre site en espérant que vous y trouvez l’information que vous recherchez.

Respectueusement,

Jean-Marie GIBELIN
Fondateur et gérant de Plein Air Concept

Notes

[1Dans un élevage intensif le rapport est plutôt d’un porcher pour 500 truies.



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