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Nouveau cahier des charges européen de l’Agriculture Biologique (AB)

mardi 27 janvier 2009, par LM


Le nouveau cahier des charges (règlement (CE) n°834/2007) est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2009. Il est téléchargeable sur le site internet de l’Agence bio.

Pour information, nous proposons au téléchargement le cahier des charges français de l’Agriculture biologique qui était valable jusqu’au 31 décembre 2008 (voir colonne de gauche).

Ces modifications vont-elles dans le bon sens ? La question mérite d’être posée à la fois à propos des changements opérés comme des répercussions sur la filière bio. Vous pouvez laisser vos remarques, questions ou suggestions en répondant à cet article (voir ci-dessous).

A vos claviers !

9 Messages

  • Le Canard enchainé annonçait le début de la fin de la vraie agriculture biologique dans son numéro du 21 janvier dernier. Qu’en pensez-vous ? N’est-ce pas plutôt une formidable chance de développement pour le bio...

  • je suis plutôt d’accord avec le canard enchainé.

    Le cahier des charges AB bio français a été interdit en tant que logo public sans reelle concertation avec la filière bio. Une décision imposée par l’Europe pour "rendre le BIO plus accessible à tous". Mais quel BIO ?

    Ainsi nous pouvons maintenant obtenir du LAIT BIO à partir de vaches alimentées qu’à l’ensilage maïs. Nous pouvons aussi mettre du fumier non bio non composté sur des parcelles bio et ainsi obtenir des céréales ou des legumes bio. Ne parlons pas des traitements sur les animaux. Pour moi l’Europe vient de détruire 50 ans de travail de la filière BIO. Le logo AB aurait été privé, rien de cela ne se serait produit. Alors messieurs les politiques, pourquoi avez vous laissé faire cela ?

    Relancer la consommation de masse en perte de vitesse et faire la part belle à la grande distribution qui fait faire ses biscuits bio en Ukraine selon le cahier des charges européen et appose de façon dérogatoire le logo AB français ! qui profite de la notorité du logo AB français en ce moment ? Et le consommateur dans tout cela ? un logo n’est il pas fait pour informer le consommateur et l’aider à choisir le produit selon ses critères. Mais qui sait que le cahier des charges BIO AB français ne vaut plus rien et a été ramené au cahier des charges européen ??? même chez les producteurs rien n’est clair ..."il y a quelquechose qui a changé chez les BIO".

    Le flou est maintenu...pour faire encore de l’argent !

  • Merci pour ce commentaire très intéressant. Comme vous le soulignez, le cahier des charges et le logo AB étaient effectivement portés par l’État, qui ne les a pas défendus face au cahier des charges européen beaucoup moins strict.
    C’est très dommage, mais à titre d’information, il est en train de se mettre en place le label Bio Cohérence qui s’appuie sur le règlement européen (l’agriculteur doit déjà être agréé sur la base de cahier des charges de l’agriculture bio européen) et qui est complété par un cahier des charges plus strict.

    Il est donc possible d’afficher et revendiquer grâce à ce label une qualité de produits issus de pratiques agricoles beaucoup plus exigeantes que celles acceptées par le cahier des charges bio européen. Reste à le faire connaître et reconnaître par les consommateurs attentifs aux conditions de culture et d’élevage, pour la santé de la planète et de la leur par voie de conséquence.

    Voir en ligne : Se renseigner sur le fonctionnement du label Bio Cohérence.

  • Malheureusement nous sommes soumis aux plus grandes instances !!! Je consomme bio et essaye de vivre ecolo sans tomber dans l’extrémisme le plus primaire et je fais régulièrement face à des remarques plus ou moins moqueuses sur ma crédulité devant le marketing qui envahit tout même la filière bio... Je défends mes convictions avec parfois un peu trop de passion... Aujourd’hui je me demande ce qu’il en est vraiment, ou plutôt je cherche sur internet quelques chiffres et données qui me permettraient de clouer le bec à mes amis détracteurs du bio... Quelle déception, quelle déconvenue, quelle tristesse de constater que toutes ces remarques sceptiques sont sinon vraies en tous cas fondées !!! Depuis le premier janvier 2009 on autorise l’utilisation d’OGM, de pesticides, d’insecticides, et d’antibiotiques pour le bétail..! Moi qui pensait que le label bio me garantirait à moi et à ma famille un mode de vie sain, et sans imaginer une alimentation totalement dépourvue de produits phytosanitaire et autres poisons, en tout cas essayer de limiter les dégâts... Il n’en est rien, nous sommes le jouet de tous les lobbys à commencer par l’agro-alimentaire !!! Je ne suis pas une anarchiste, ni une révoltée de nature... Mais là je suis prête à remettre en question la confiance que j’ai placée en nos dirigeants... De quelque famille politique qu’ils soient ! Mais c’est un autre débat... Pour finir, existe -t-il à ce jour un label plus stricte et en lequel je puisse avoir confiance ??? Sophie K. Colmar.

  • Bio, non bio, vrai bio, faux bio... Aujourd’hui l’agriculture biologique est devenue tellement un phénomène de mode que l’on ne sait même plus quels produits nous assurent une alimentation saine. Tout le monde cherche le profit et qu’importe la méthode, pourvu que celle-ci rapporte de l’argent.
    Je voudrais tenter ici d’aider les consommateurs à mieux comprendre ce « bio » que l’on construit en masse et que l’on veut absolument voir sur toutes nos tables en vous racontant mon histoire. C’est en tant que producteur, mais aussi comme technicien arbo, que je vais essayer de vous éclairer...

    Installé depuis 2003 comme Arboriculteur Biologique sur un verger déjà en bio depuis plus de 10 ans, seul producteur de fruits bio de la région, j’avais le sentiment d’être au départ un peu « le phénomène écolo » que les autres arboriculteurs regardaient en rigolant.

    Aujourd’hui, ces derniers reconvertissent une partie de leur verger en bio ou plantent de nouveaux vergers. Quand cela a commencé, j’étais plutôt satisfait, c’était pour moi la clef de la réussite : un message enfin compris.

    Erreur ou naïveté de ma part : ces arboriculteurs convertis en partie n’ont que faire de la bio, seule la niche commerciale les intéresse. Pour cela, ils se regroupent auprès de centres techniques de productions et plantent des hectares de vergers bio intensifs. Ces vergers bio comptent entre 2.000 et 3.000 arbres par hectare dans le but d’obtenir des rendements 3 fois plus élevés (60 t/ha) qu’un verger bio traditionnel (20 t/ha) : le symbole même de la spéculation et du business financier ! Qu’importe l’éthique, le principal est de faire du bio à n’importe quel prix, quelles que soient les méthodes employées. Ces vergers subiront 60 à 80 interventions phytosanitaires (autorisées au cahier des charges bio), soit en moyenne 2 traitements par semaine. Sachez également que, malgré leur autorisation, de nombreux produits sont nocifs pour la santé humaine et font mourir un grand nombre d’auxiliaires utiles aux cultures, notamment nos abeilles. Il est évident qu’en densifiant les populations, les arbres seront plus sensibles aux facteurs extérieurs et, comme la production de fruits est très technique, ces traitements sont quasi obligatoires.

    Ma question est alors la suivante : avec de telles méthodes et de telles autorisations, la production de fruits biologique ne serait-t-elle pas plus dangereuse pour l’homme et notre environnement que la production fruitière du conventionnel qui utilise des insecticides spécifiques (acaricides, aphicides…) et avec un cahier des charges relativement homogène entre tous les pays, contrairement à celui de la bio ? Il est quand même triste qu’en tant que producteur bio, je puisse me poser une telle question. Ainsi, vous verrez donc des vergers palissés avec de grands poteaux, des filets nylon au-dessus des pommiers pour lutter contre la grêle, des systèmes d’arrosage très performants et intempestifs comme dans les vergers conventionnels.

    Mais je ne jette pas la pierre à ces producteurs qui subissent aujourd’hui une crise très grave et pour qui le bio est une vraie opportunité et un bel échappatoire. On leur tend la perche, alors ne les accusons pas de s’engouffrer dans la brèche. Où allons-nous ? Quel est ce bio « chimique » que l’on nous impose ? Est-ce vraiment la bio que l’on souhaite ? Production intensive, diminution de nos ressources en eau... Avons-nous perdu notre éthique et nos convictions en l’agriculture biologique ? AB ne veut plus dire agriculture biologique mais plutôt Agro-business, non ?

    Heureusement, depuis le 1er juillet, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique a sorti un nouveau logo : « Bio Cohérence ». Sans cette nouvelle appellation, je pense que je ne serais pas resté en AB et me serais orienté vers la « Biodynamie » afin de me différencier de ces arboriculteurs bios intensifs. Je veux croire que ce nouvel agrément nous aidera, les vrais arbos bio, à nous défendre et surtout à garder notre image, notre philosophie et notre éthique. Mon seul regret est juste de devoir une nouvelle fois me justifier en payant pour simplement dire « je suis plus bio que le bio ».

    Les consommateurs vont peut-être encore une nouvelle fois être perdus avec ce nouveau label, mais ils doivent comprendre que je ne peux vendre mes fruits sous la même étiquette que les producteurs intensifs. Nous ne produisons pas les mêmes fruits, et nous n’avons surtout pas la même approche de l’agriculture biologique...

    Choisir « Biocoherence » c’est aujourd’hui être certain d’avoir un produit 100% BIO.

    Benoît Piron, EARL Les Vergers de Pirouette, 79310 St Pardoux.
    http://monsite.wanadoo.fr/vergersdepirouette
    http://arbo-bio-conseils.e-monsite.com

  • Bonjour
    j’ai découvert le label bio européen avec sa jolie feuille stylisée et ses 12 étoiles. A côté, j’ai aussi lu en petit "agriculture UE / non UE". Si ce n’est pas de l’Union Européenne, c’est donc le reste du monde. Le bio peut donc venir d’Egypte, de Russie ou de Chine. Comment connaître les cahiers des charges de ces pays quand on voit la difficulté de s’y repérer dans les labels français ?

  • Si tu as le label européen dessus, cela signifie que c’est le cahier des charges européen qui est respecté. Peu importe le lieu de production. On peut faire du bio européen en Egypte ou en Russie. Et ils font même du Bio américain etc.
    Ils sont contrôlés par des organismes certificateurs comme en France. Ecocert l’un des principaux, a d’ailleurs une activité internationale importante, en Asie, Afrique etc. C’est comme ça que tu trouves du café bio. Il n’est pas produit en Europe.

  • Bonjour à tous !
    Je cherche le cahier des charges du Label AB et celui d’union européenne (avec la feuille et les étoiles) bien détaillé et compréhensible pour des jeunes ! Impossible de trouver ça ...
    Merci d’avance

  • Bonjour,

    Si vous ne laissez pas d’adresse électronique, il est impossible de vous répondre personnellement. Ceci dit, le lien vers le cahier des charges européen de l’Agriculture biologique est présent dans l’article et nous vous proposons au téléchargement dans la colonne de gauche, l’ancien cahier des charges français de l’Agriculture biologique (AB) au format PDF. Respectueusement !

titre documents joints

  • Repab F (PDF - 358.3 ko)

    Ancien cahier des charges français de l’Agriculture biologique.



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